Rubrique réservée aux Editos
Il y a comme un paradoxe à ce que nous vivons aujourd’hui. Jamais les médias n’ont tant parlé d’Ecologie ni les partis traditionnels couru sur les pistes ouvertes par les écologistes et voilà que nous sommes occupés à dire qu’il est urgent et nécessaire d’aller plus loin et que nous proposons un nouveau projet sociétal, la renaissance du local.
Au mois d’avril s’exprimeront dans la rue, sur les places, un peu partout dans le monde, bon nombre d’évènements significatifs pour les écologistes. Ces combats ne sont pas symboliques. Ils s’ancrent dans la réalité et montrent à souhait combien une nouvelle approche sociétale globale est essentielle.
Notre modèle de société est à un tournant parce qu’il est tout simplement impossible à tenir pour la planète et les populations qui la composent. Un changement de cap, de paradigme s’impose donc à nous.
Les nombreux contacts entretenus ces dernières années, nos réflexions issues des colloques « Illich » et « Recherche scientifique » nous ont démontré l’importance et l’urgence qu’il y avait de fédérer nos forces autour d’un concept fondateur puissant, tant en termes d’échanges que d’expériences concrètes.
Ah ! Comme elle est belle notre vitrine wallonne avec ses
1,7 kg d’autocollants publicitaires sur chaque monoplace ;
19000 tours/minute par F1 à plein régime, soit l’équivalent d’un avion de ligne gros porteur en phase de décollage ;
70 litres aux 100 kilomètres par véhicule ;
1100 tonnes de tribune et 900 tonnes de loge pour 6 heures de spectacle ;
16000m² de grillage ;
48 caméras de surveillance ;
120 pompiers, 40 médecins réanimateurs, 70 médecins, 60 infirmières et 255 secouristes
...
Qui comprend aujourd’hui ce qui se passe ?
La Wallonie est-elle ou n’est-elle pas engagée à éponger les dettes de Grand Prix de Francorchamps jusqu’en 2010 ? Voire 2015 ? Pire à, quoiqu’il en soit du Grand Prix, à assurer, comment dire, un dédommagement, une rente, au malin Ecclestone ?
Alors que la planète sonne l’alerte de tous les côtés et montre à souhait qu’il est temps de changer de modèle de société, les partis traditionnels s’enlisent dans la conception dépassée d’un monde infini saupoudré (dans les discours du moins) d’écologie tout en traitant les écologistes de joyeux imbéciles radicaux.