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mercredi 11 septembre 2013 par Paul Lannoye
Edito de septembre 2013 écrit par Paul Lannoye

Non à l’huile de palme

 

Le Conseil Supérieur de la Santé de notre pays (CSS), dans un avis émis ce 9 septembre 2013, recommande de limiter la consommation d’aliments contenant de l’huile de palme, celle-ci contenant en effet plus de 40% d’acides gras « athérogènes » qui ont des effets néfastes sur la santé (risque accru d’accidents cardio-vasculaires).
On ne peut que saluer avec satisfaction cette recommandation officielle.
Pour ce qui est de son application, c’est moins simple, sachant que l’huile de palme raffinée est présente dans de nombreux aliments transformés sous le masque « huile végétale ». L’étiquetage actuel permet de ne pas préciser de quelle huile végétale il s’agit … et ainsi de camoufler systématiquement la présence d’huile de palme.

Là ne réside pas cependant le seul problème de la consommation d’huile de palme dans nos pays occidentaux. Comme le montre le dossier n° 3 du Grappe qui vient de sortir de presse, la production industrielle de l’huile de palme (pour l’exportation) est désastreuse pour les forêts tropicales, pour les peuples qui y vivaient et sont évincés de leurs terres, pour de nombreuses espèces dont l’habitat est détruit et la survie menacée.
Cette production est aussi désastreuse pour le climat planétaire, les puits de carbone que constituent les forêts étant détruits.

Pour noyer le poisson (encore une espèce visée !), les multinationales du secteur et leurs affidés ont créé le label « huile de palme durable » qui est une véritable imposture visant elle aussi à abuser le consommateur.

« Last but not least », la présence sur le marché d’huile de palme bio… dont le principal défaut est d’être produite par une entreprise colombienne dont le comportement est des plus suspects.

Le dossier du Grappe conclut ce réquisitoire implacable en demandant de mettre fin à toute politique visant à favoriser l’utilisation de l’huile de palme (comme la promotion des agrocarburants, abusivement dénommés biocarburants) et en recommandant à tous d’éviter autant que possible la consommation d’aliments transformés, même avec label bio, contenant de l’huile de palme.

Paul Lannoye

Vous pouvez vous procurer le dossier " L’huile de palme en accusation" au prix de 5€ au bureau du Grappe, rue Basse Marcelle, 26 - 2 ème étage- 5000 Namur (permanence le mardi de 9h à 12h ; de 13h30 à 17h ; le mercredi et vendredi matin) ; ou au prix de 6€ par envoi postal.


Palmeraies dans la jungle
orang-outang menacé par la déforestation

Table des matières du dossier