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mardi 13 mars 2012 par GRAPPE asbl

Signature de l’appel des femmes pour un arrêt anticipé et le plus rapide possible du recours à l’énergie nucléaire.

 

Pour signer laissez-nous vos coordonnées en remplissant les cadres prévus à cet effet

Merci

Le GRAPPE


Appel des femmes pour un arrêt anticipé et le plus rapide possible du recours à l’énergie nucléaire.

A l’occasion de la journée de la femme et un an après la catastrophe de Fukushima, nous, femmes de Belgique, que nous soyons connues ou non, que nous soyons militantes ou pas, nous estimons avoir toutes un point commun : celui de donner la vie et donc de nous en sentir les premières garantes. Nous estimons que nos enfants n’ont pas à subir, pas plus que nous, les retombées de la folie des hommes.

Considérant que :

1. de très nombreuses publications montrent que les enfants et, plus encore, les enfants à naître sont nettement plus vulnérables face à la radioactivité que les adultes.

2. de même, face au risque de cancer, les femmes apparaissent comme nettement plus vulnérables, en présentant un risque augmenté de 30 à 60 %.

3. l’instabilité du génome sous l’effet des faibles doses de radioactivité a été mis en évidence.

Dans la zone d ’exclusion de Tchernobyl, l’étude des rongeurs (qui se reproduisent rapidement) a permis de montrer la fragilité croissante du génome de génération en génération et une augmentation des mutations génétiques de génération en génération.

4. des études épidémiologiques récentes effectuées en Allemagne (2007) et en France (2012) confirment l’augmentation du risque de cancer notamment pour les enfants de moins de 5 ans (surtout la leucémie) au voisinage des installations nucléaires, phénomène par ailleurs mis en évidence à de nombreuses reprises depuis plus de 20 ans (Royaume-Uni, Allemagne, Suède, France-La Hague).

5. plusieurs pays européens n’ont pas recours à l’énergie nucléaire ou ont décidé de ne pas y recourir.

L’Allemagne, quant à elle, a pris la décision ferme de sortir du nucléaire et s’en donne les moyens en mettant en place des politiques volontaristes d’économie d’énergie, de montée en puissance des énergies renouvelables et de sobriété énergétique en général.

Nous partageons désormais la conviction de la nécessité vitale d’un arrêt anticipé et le plus rapide possible du recours à l’énergie nucléaire, qu’il s’agisse de production d’électricité ou d’armement.

En signant cet appel, chacune de nous s’engage simplement à être, là où elle est et à sa propre manière, une femme pour l’arrêt anticipé et le plus rapide possible du recours à l’énergie nucléaire.

Les primo-signataires

Martine Dardenne, Michèle Gilkinet, Sylviane Mergelsberg, Geneviève Hilgers, Ann-Mary Francken, Inès Trépant, Aymée Badoux, Catherine Wattiez- Dr en sciences biologiques, Fatiha Lavand’homme ….