On sait aujourd’hui à quel point les activités humaines, pratiquées et promues par le monde occidental, sont en train de perturber gravement les équilibres écologiques planétaires.
La menace, largement reconnue, d’un changement climatique irréversible focalise l’attention politico-médiatique. Elle a suscité une prise de conscience très largement proclamée de la nécessité d’un changement profond et d’une réduction d’émission des gaz à effets de serre. Mais certains scientifiques, dont la notoriété est bien établie (notamment le prix Nobel de chimie 1995 Paul Crutzen) se sont fait les chantres d’une approche plus conforme à la dynamique dominante. Et si, plutôt que de s’évertuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre, on développait des technologies capables d’atténuer voire d’en supprimer les effets les plus graves ?
L’avantage d’une telle approche réside dans le fait qu’elle permet de ne pas remettre en question les pratiques et les politiques en vigueur depuis des décennies. Au contraire, elle s’inscrit dans la même logique. La foi dans le progrès et la capacité du monde de la technoscience à trouver les réponses à tous les problèmes, y compris les plus interpellants est ainsi confortée.
Une bonne idée ? Non bien sûr et nous ne sommes pas les seuls à le penser. En effet les 193 pays représentés à la conférence de Nagoya sur la biodiversité (novembre 2010) se sont engagés à renoncer à toute activité de géoingénierie susceptible d’affecter la biodiversité ! Mais l’existence de ce moratoire ne signifie pas que la géoingénierie est abandonnée car on peut légitimement craindre que l’obstination à rester dans la logique de développement durable conduise in fine à abandonner le moratoire sur la géoingénierie..
Il est donc temps que nous nous en préoccupions et pour cela nous avions besoin de faire le point sur cette problématique. Un nouveau dossier du GRAPPE a donc été rédigé sous la houlette de Paul Lannoye. Vous pourrez le découvrir au stand que nous tiendrons dans le cadre du salon Valériane les 2, 3 et 4 septembre 2011.